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un jeudi après-midi, l’heure du thé qui s’éternise


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un lundi matin comme le dimanche
se lever tout juste avant l’aube
déposer doucement un pied sur le plancher qui craque
garder les yeux fermés, tout est encore possible
même le soleil n’est pas réveillé
la lune veille

mon lundi comme le dimanche
quand le ciel se teinte d’une nouvelle journée qui commence
un long cheveux blanc sur l’oreiller, un long cheveu noir sur la couverture

l’église de la baie des loups se dessine à contre-jour
en silence
les couleurs qui existent le matin n’existent que le matin

en silence.


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ils vivent au gré des marées, au creux du brouillard, bercés par les vents les voltiges, par le vrai silence tranquille
le coeur beau et grand comme l’estuaire du fleuve St-Laurent
et jamais vous ne rencontrerez de cordes à linge aussi heureuses que celles des Verdoyants.

Île Verte | troisième tableau : chez les Verdoyants | été 2012

premier tableau : le thé et la traversée
deuxième tableau : retrouvailles


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après avoir traversé un épais brouillard de laine, écrin de velours gris cachant son plus beau secret, j’ai mis les pieds sur l’Île Verte.
ma gorge s’est immédiatement nouée, j’ai eu envie de pleurer mais personne n’a vu mes yeux mouillés derrière mes lunettes fumées.
j’étais bouleversée par tant de beauté, figée par un intense sentiment de déjà-vu.
c’était ma première rencontre avec l’Île mais je savais, je savais que j’y étais déjà venue avant, il y a longtemps, très longtemps.

c’est toute ma façon de voir, mon regard sur les choses, sur la vie, qui a complètement changé.
ma façon de prendre des photos s’est elle aussi transformée, j’ai ouvert les yeux.
j’étais enfin capable, malgré le brouillard opaque, de voir plus loin, devant moi.

Île Verte | deuxième tableau : retrouvailles | été 2012 (premier tableau : le thé et la traversée)


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une grande rencontre
janvier dans la baie


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aujourd’hui j’ai invité tous les oiseaux de la baie des loups à prendre thé et chocolat chaud dans la vieille maison | un heureux temps des fêtes à vous tous !


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et les mésanges doucement se posent
juste là devant mes yeux
paupières closes


avant l’Île Verte, il y a l’Île Ronde
les matins de brume
été 2012


les immortelles blanches de l’Île Verte


elle est sauvetage et naufrage merveilleux elle est une vaste étendue de possibilités
les horizons qui littéralement s’élargissent elle est le sommet d’un mont
son ample foulard tressé d’eau, de ciel
et de toutes mes espérances


une magistrale montagne cachée sous une île
elle est le grand observatoire tranquille

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Île Verte ▫ premier tableau : le thé et la traversée ▫ été 2012


je ne fais pas partie de la catégorie
de ceux qui considèrent la pluie
comme du mauvais temps


nous sommes amoureux, m’a-t-il dit.


se sauver de la ville avec quelques bons livres et une couverture
se rendre au marché local et se gâter avec moult légumes de saison, fruits frais et fines herbes aromatiques
une journée à la plage, un déjeuner sur l’herbe, un après-midi au parc du coin
le nouveau cabas de tous les jours est parfait pour tout ça
ils sont enfin là, en quantité limitée, prêts à vous accompagner dans toutes vos aventures quotidiennes
procurez-vous le vôtre ici


le timide géranium rose, campé sur la deuxième marche, à l’entrée de l’atelier


un après-midi d’été
un vendredi de juillet